COP30 : les résultats attendus

Bienvenue à notre troisième communication d’une série de quatre qui, nous l’espérons, vous aidera à participer à la Conférence des Parties, COP 30. Cet article se concentre sur les résultats attendus de la COP 30.

Avant d’examiner les résultats escomptés, nous allons nous pencher brièvement sur les résultats attendus. Étant donné que la COP 30 mettra l’accent sur les actions concrètes, l’un des résultats attendus est que les engagements mondiaux en matière de climat se traduisent par des actions concrètes à grande échelle. Un autre résultat attendu est lié au lieu où se tiendra la COP 30. Comme elle se tiendra à l’embouchure du fleuve Amazone, épicentre de la crise climatique, on s’attend à ce qu’elle mette fortement l’accent sur la protection de la forêt et de la biodiversité. 

En tête de liste des résultats escomptés par l’équipe brésilienne chargée de la planification de la COP 30 figure le « mutirão »*. Ce mot portugais désigne un effort collectif visant à atteindre un objectif commun. (Pour en savoir plus sur le « mutirão » mondial, rendez-vous sur: https://cop30.br/en/news-about-cop30/global-mutirao-the-cop30-aims-to-go-beyond-negotiations-to-heal-the-planet) Pour eux, cela se traduit par des attentes spécifiques et importantes pour la conférence. Parmi celles-ci figurent :

  1. Le changement d’orientation de la conférence, qui passerait de la prise de nouveaux engagements à la mise en œuvre des engagements existants ;
  2. Compte tenu du lieu où se tiendra la COP 30, en Amazonie, l’espoir de voir créer un Fonds pour la préservation des forêts tropicales (TFFF) afin de mobiliser des capitaux privés pour la protection et l’expansion des forêts ;
  3. L’espoir est grand de voir naître une culture de collaboration radicale incluant toutes les parties prenantes, y compris les communautés autochtones et de première ligne, les villes et le secteur privé ;
  4. L’espoir est également grand que la COP 30 prouve que, dans ce monde fracturé, la diplomatie internationale sur le climat est toujours possible ;
  5. L’espoir grandit également de voir naître une nouvelle révolution industrielle soucieuse du climat, qui aligne les flux financiers mondiaux sur l’action climatique grâce à la combinaison des transitions numérique et climatique ; 

Certains ont identifié le dernier espoir que nous allons mentionner comme le meilleur espoir pour la COP 30.

Cet espoir est né d’une série de six dialogues régionaux et de discussions mondiales qui ont eu lieu au cours des six derniers mois. Une question centrale dans ces conversations était : « Si nous savons déjà ce qui doit être fait pour lutter contre la crise climatique, pourquoi ne le faisons-nous pas ? » Ce processus vise à compléter le bilan mondial technique GST (nous en avons parlé dans un message précédent). Au lieu de se concentrer sur les aspects techniques, il utilise un processus fondé sur des valeurs qui met en avant l’éthique, la justice et l’équité. Marina Silva a conçu ce processus. La présidence brésilienne de la COP et le secrétaire général des Nations unies ont conjointement dirigé cette initiative. 

Les participants étaient issus d’un large éventail de personnes invitées à participer, notamment des communautés autochtones et de première ligne, des jeunes, des scientifiques, des artistes et bien d’autres. L’objectif de ces conversations était de placer la justice et la réflexion éthique au cœur de la réponse au changement climatique. Au cours des discussions, les participants ont eu l’occasion « de réfléchir aux valeurs, aux comportements et aux responsabilités qui doivent être transformés pour que les engagements pris lors de la COP 30 deviennent réalité ». L’objectif de ce processus est de présenter une série de contributions de la société civile lors des événements officiels de la COP 30 afin d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de Paris et de limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète.

*“ coopération entre les peuples pour le progrès de l’humanité”

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